13/11/2010


14/11/2010
WikiLeaks crée une société en Islande pour exister juridiquement

WikiLeaks a créé en Islande une société baptisée Sunshine Press Productions, sa première entité juridique connue, a-t-on appris vendredi auprès d'un porte-parole. "Nous voulons que WikiLeaks ait une présence mondiale, et avoir une société en Islande fait partie de ce plan", a déclaré Kristinn Hrafnsson, un des proches du fondateur du site spécialisé dans la publication de documents confidentiels, Julian Assange.

"Nous avons enregistré Sunshine Press Productions comme société en Islande (...), mais nous n'avons pas de bureau ou d'activité pour le moment", a précisé Kristinn Hrafnsson. "Nous n'avons pas encore décidé si nous allons nous en servir pour lever des fonds ou rassembler des informations", a-t-il encore ajouté. Sunshine Press existait déjà depuis 2007 via le site Internet de WikiLeaks, mais n'avait pas non plus d'existence juridique. Cette entité officielle permettra peut-être de faciliter les levées de fonds et les travaux de WikiLeaks, mais pourrait aussi faciliter la mise en accusation de ses créateurs.

L'Islande, un paradis pour la liberté d'expression

L'Islande, qui travaille actuellement à une législation très favorable aux médias (baptisée Icelandic Modern Media Initiative, ou IMMI), est un des pays où WikiLeaks est le plus solidement implanté et où Julian Assange a fait des séjours réguliers. Plusieurs membres du Parlement affirment leur soutien au site et l'ont évoqué lors des débats sur l'IMMI, un projet par ailleurs soutenu par la députée européenne Eva Joly.

Fondé en 2006, le site a publié des documents sur de nombreuses affaires dans de nombreux pays, mais est devenu mondialement célèbre en publiant 77.000 documents militaires confidentiels de l'armée américaine sur l'Afghanistan en juillet puis près de 400.000 sur l'Irak le mois dernier. Julian Assange a affirmé la semaine dernière à Genève qu'il comptait poursuivre dans les prochains mois la publication de documents confidentiels "sur plusieurs pays, dont les États-Unis". WikiLeaks avait promis cet été la publication de 15.000 documents supplémentaires sur l'Afghanistan.
Source: Le Point.fr

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